Music addicts - critiques de concert

18 décembre 2009

Yodelice - Docks de Lausanne

Après le séduisant concert du Paleo, nous nous retrouvons à affronter une tempête de neige pour gagner Lausanne. Pour Floxx (de retour de Bristol), une amie et moi, le programme des Docks ce soir, c'est : Yodelice...

yodelice1

L'artiste : Maxim Nucci est né à Créteil en 1979. On le connaît pour avoir produit les disques de Jennifer, L5, etc. et pour la BO du film Alive. En 2008, le chanteur change radicalement de registre et se crée un personnage. Ainsi nait Yodelice, "venu d'un monde imaginaire appelé Spookland. [C'est] un grand gaillard habillé sombrement, chevelu et barbu, avec une plume piquée sur son chapeau melon et une larme maquillée sur la joue". On suit les pérégrinations du personnage dans les chansons de l'album "Tree of Life".

La soirée : tout commence par une première partie régionale : une jeune Suisse allemande, prénommée Anna Aaron. Voix rauque, piano, quelques accords de guitare. Un ensemble assez sympa, quoiqu'un brin endormissant. Et des paroles qui nous font nous interroger : ne parle-t-elle pas beaucoup d'amour "au féminin", cette jeune fille ? Suspens...

Suit l'habituel ré-agencement de la scène, qu'on suit avec attention cette fois. Question existentielle : y aura-t-il un piano ?!?! Les instruments sont découverts, les uns après les autres, on attend, on attend... Pour l'instant rien, mais il reste un gros machin, au fond, caché par une couverture grise. L'espoir demeure ! Surtout que, lorsque les lumières s'éteignent, on entend les grillons - les mêmes que sur la version CD de ma fameuse Tree of Life. Là on y croit, on y croit très très fort... Hé ben non. Perdu. Ils arrivent sur scène et entament sur complètement autre chose. Une chanson inédite, très surprenante. Bien plus rythmée et plus groove que l'album qu'on connait. On retrouve avec plaisir nos trois lascars. Maxim ressemble toujours à Yodelice : larme peinte sous l'oeil gauche, plume blanche au chapeau, veste sombre. Le bassiste-batteur, sur la droite de la scène, de notre côté, à d'énormes trainées noires sous les yeux. C'est là que je réalise qu'on est mal placés : mon préféré des trois, mon fameux violoncelliste, est de l'autre côté de la scène. Splendide ce soir, dans un costard noir avec un haut-de-forme assorti...

Le concert se poursuit, mélange étrange des morceaux du CD, qu'on connaît bien, et de beaucoup, beaucoup de nouveautés. Très surprenant...mais convaincant ! Ils ont l'air beaucoup plus à l'aise qu'au Paleo (habituel effet festival) et bénéficient aussi de plus d'effets lumière. Le son est parfait - on en profite. Rapidement, ils nous jouent Sunday with a Flu, et nous font chanter "la la la la, lalalala !", puis quand il en a marre, Maxim nous fait changer : "Sur lululu maintenant !". Et ben c'est plus dur de chanter lululu que lalala !

Il y a donc des moments groovy, et des moments plus calmes, plus psyché... plus Yodelice ! Les musiciens ont l'air de s'amuser, surtout le violoncelliste... Et à la fin, après un rappel, ils font monter sur scène des filles du public, pour danser sur le dernier morceau. C'est obligé...j'y vais !!! Moment énorme, franchement. J'en profite même pour voler un plectre directement sur le manche du micro !!! Puis ils s'en vont, et on peut descendre de scène...


On a aimé : les revoir rien que pour eux, et les sentir plus à l'aise, plus proches. Découvrir de nouveaux morceaux, qui font carrément évoluer le groupe. Et revoir mon amûûûr de violoncelliste, dont je ne me lasse pas !!!

On a regretté : ma chaannsoonn !!! Je décide d'y croire encore, mais mon espoir s'épuise petit à petit... Aura-t-on jamais droit à ce Tree of Life ?! A part ça, pas grand chose... Peut-être l'étrange remarque de fin de Maxim, très "moi-je" : après avoir présenté ses deux musiciens : "Je suis Yodelice !". Ca se fait ça, vraiment ?!

Note sur 20 : 18

by Tiny

Posté par tinyfloxx à 23:31 - Folk - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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11 décembre 2009

Revolver - Chat Noir

Nous débarquons sur le coup des 21h30 dans la toute petite salle du bar du Chat Noir. Un des meilleurs endroits de Genève, bar proposant régulièrement des concerts, des sessions libres… Mais c’est vraiment minuscule. L’objectif de ce soir, c’était donc d’être tout devant.

revolver

L'artiste : Revolver, c'est une toute jeune formation parisienne. Ambroise, Christophe et Jérémie ont créé ce qu'ils appellent la "pop de chambre" : de la pop-rock'n'roll fortement influencée par les 70's (le nom "Revolver" vient de l'album des Beatles, du même nom). La chanson Get Around Town les fait connaître du grand public en 2009. Tout nouveau groupe donc, pour une toute petite scène...


La soirée : Pari tenu ! Nous sommes à 50 centimètres de la scène (ou plutôt de l’estrade) quand les musiciens arrivent…par l’arrière ! En effet, il n’y a ni coulisses ni entrée possible par l’autre côté de la scène. Ils doivent donc tracer à travers le public. Mais les voilà en place.
Wouah… Ca fait proche. Au début, on est tellement près du chanteur, Ambroise, qu’on a de la peine à le regarder dans les yeux. Une histoire de distance optimale d’interaction sans doute. Autre conséquence de notre proximité : on a la setlist sous les yeux. Aucun suspens donc quant au déroulement du concert.

Ils entament sur Untitled #1, une de mes préférées ! Et on vérifie vite ce qu’on avait supposé à l’écoute du CD : ils sont multifonctionnels. Ambroise et Christophe chantent alternativement certains des morceaux, et se passent les guitares acoustique et électrique le reste du temps. Jérémie reste fidèle à son violoncelle mais s’occupe des chœurs.
C’est magique. Déjà, leur musique est vraiment bonne. Originale, légère, bien arrangée…dans un anglais si délicieusement parisien ! Ensuite, la performance live est nickel. Ils ont l’air à fond ! Et enfin, il y a eux. Gentils, rigolos. C’est la dernière date de la tournée ce soir, nous disent-ils, et ils veulent se faire plaisir. Ca tombe bien, nous aussi !
L’ambiance se réchauffe carrément sur Luke Mike and John, aux relents de western. Un clin d’œil à leurs amis américains, paraît-il. Un peu plus tard sonne l’accord que tout le monde attendait : Get around town ! La chanson n’en finit plus, de variations en reprises… Génial !

Puis les choses se calment. Sur une reprise des Beatles, ils disent vouloir nous voir danser… mais danser des slows ! Dans un désordre total, la foule se met donc à tourner en rond. Nous, on se met à quatre : les trois filles plus le cameraman du groupe, posé juste à côté de nous, qui a suivi le groupe sur toute la tournée de cette année. Moment d’anthologie !
Le concert s’achève sur ces notes plus calmes. Une autre reprise, Helplessy Hoping, vraiment belle. Et d’achever sur Balulalow, le prochain single et le dernier clip réalisé par notre pote le cameraman. Comme on les bisse comme il se doit, ils nous offrent un rappel. Un vrai, comme autrefois, pas un truc prémédité ! Ils rejouent Get Around Town, sur une base plus rapide. Puis s’offrent une dernière reprise. Et de nous quitter, en traversant la foule en sens inverse. Yeah ! Ces gars là ont vraiment la classe…

On a aimé : découvrir sur scène un groupe prometteur, pour de vrai ! Des gars gentils, qui parlent avec leur public (et surtout avec nous !), qui gardent les pieds sur terre et aiment ce qu’ils font. On a aussi aimé jouer les groupies du premier rang (et on croit qu’eux aussi !!!). D’ailleurs, dans les anecdotes cultes, il faut noter ce moment où Ambroise descend de scène (manquant de se prendre les pieds dans le sac d’Aude, posé par terre), se plante en face de Jonna, à 10 centimètres d’elle, lui sourit et joue en la regardant dans les yeux ! Elle ne savait plus où se mettre…et nous, depuis, on l’appelle l’Elue !

On a regretté : bah que ce soit si court… Mais on n’y peut pas grand-chose. Il n’y a plus qu’à attendre le prochain opus !

Note sur 20 : 19

by Tiny

Posté par tinyfloxx à 23:13 - Pop - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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01 décembre 2009

PacoVolume - salle des fêtes de Thônex

Escale à Thônex, dans la petite salle des fêtes, pour un concert tout micoulet. Ce soir, PacoVolume assure la première partie d'Emilie Simon.

pacovolume

L'artiste : PacoVolume est une toute récente formation de pop française. Et c'est gé-nial ! Les titres de son album, PacoVolume les résume comme suit : "Un présentateur TV marié qui tombe amoureux d'une femme qui pourrait être sa fille, la danse, tuer des animaux sauvages, les déceptions, l'arrivée de la musique disco à Belfast à la fin des années 70, pendant la guerre civile, Donald Trump, la mort, les filles, LA fille, Judas, les amis qui prennent le train le matin pour aller travailler... PacoVolume fait de la Pop, parce que c'est toujours bien, les refrains à la tierce, le mineur relatif, quand les montées sont chromatiques et les descentes espagnoles, les neuvièmes de dominante, les histoires de quand t'as le cœur brisé et que t'as le rock, tu vois." (source : myspace du groupe). Un artiste à découvrir, absolument.


La soirée
: j’arrive un peu à la masse ce soir. Je suis dans la salle depuis moins de 10 minutes, quand les lumières s’éteignent. Sans autre entrée en matière, quatre garçons entrent sur scène, saisissent leurs instruments et commencent à jouer. Et c’est ainsi que je découvre PacoVolume. Après deux morceaux, le chanteur présente le groupe, de manière assez ironique « Bonsoir, on est PacoVolume... Donc ce n’est pas nous que vous êtes venus voir ce soir ! ». Mais quelques voix rétorquent « siii ! ». Et elles ont bien raison. Car le groupe vaut le coup d’oreille. En anglais, ils jouent une pop calme mais travaillée et parfois bien rythmée. Il y a des blancs dans ce concert, des moments de silence plutôt gênants, quand le chanteur doit changer de gratte ou boire un peu... C’est donc le bassiste, Clément, qui prend le micro et commence à nous raconter n’importe quoi, juste pour combler les silences ! Il a un humour con, comme je les aime !
Et l’ambiance prend, petit à petit ; même si beaucoup, comme moi, ne connaisse pas du tout. Sur CookieMachine, Clément nous prévient « Vous allez pouvoir chanter ! ». Le public suit moyennement durant le morceau, mais une fois celui-ci fini, il ne décroche plus, et continue de marteler « Oooh oh oooh » jusqu’à ce que les musiciens reprennent leurs instruments et bissent le dernier couplet. C’est génial ! Et eux sont très touchés, ils nous le disent et nous le rediront...
Sur la même ligne d’humour débile, ils annoncent leur morceau Stand by me en précisant que non, ce n’est pas une reprise, mais apparemment c’est un titre qui appelle le succès, alors ils ont essayé ! Et c’est gagné – j’adore cette chanson…
Après trois courts quarts d’heure, ils cèdent la scène. Ils ont, j’en suis sure, convaincus leur public. Et moi je retournerai les voir, rien que pour eux !

Note sur 20 : 17

by Tiny

Posté par tinyfloxx à 09:51 - Pop - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Emilie Simon - salle des fêtes de Thônex

L'artiste : Emilie Simon est une jeune artiste Montpelliéraine née en 1978. Après un premier album éponyme en 2003, elle est reconnue pour la BO de La Marche de l'Empereur en 2005. Sa musique : de l'electro très travaillée, des sons éclectiques qui se fondent. Ce soir, elle nous présente son nouvel album, The Big Machine, principalement en anglais et beaucoup plus pop. Influence de l'Amérique où Emilie réside désormais...

emilie

La (suite de la) soirée : Après une pause et un réagencement de la scène, c’est donc au tour d’Emilie Simon d’entrer en piste. Elle est toute chou. Chapeau de côté, cheveux attachés de côté, longues mèches libres sur le devant, petite robe…et énorme bras électronique. Un petit sourire au public, et elle commence à jouer. Enfin, à jouer avec tous ses trucs bizarres. C’est un plaisir de la voir, en temps réel, organiser ses mélodies électro, changer les sons du synthé, enregistrer les rythmes et les séquences… Elle est principalement au synthé, et un guitariste, un bassiste et un batteur l’accompagnent.
Musicalement, c’est parfait. Elle a une voix envoûtante, et tout s’accorde à merveille. Mais j’ai de la peine à me mettre dedans. Elle parle peu, quasiment pas. A part quelques « mercis », sur une toouute petite voix, c’est le néant. Il y a d’ailleurs un fort contraste entre les morceaux, où elle paraît sure d’elle, chante juste et fort ; et les interludes où elle semble embarrassée… Le concert perd un peu de son charme du coup, du moins je trouve…

Elle joue beaucoup de titres du dernier album, y compris Dreamland, Rainbow, The Cycle, ou l'excellent Rocket on the moon… Parmi les anciens, j’apprécie particulièrement Fleur de Saison, ou encore Song of the Storm. Mais au final, son manque de réactivité m’agace. Quand des gens crient « Emilie, on t’aime ! », elle ne répond rien. Même lorsque, sur un long moment de silence, un gars crie « Emilie ! », puis après quelques secondes « Simon ! » (ce qui, dans le contexte, était vraiment très drôle), elle ne bronche pas. Dommage…


En sortant de là, je retrouve les gars de PacoVolume dans le hall. Typique de Thônex, de laisser le groupe de première partie vendre des CDs et signer des autographes. Je leur prends donc un album, qu’ils me dédicacent tous et en profite pour échanger quelques mots. Ils sont vraiment graves, et ils peinent un peu avec les billets suisses, ne sachant quelle couleur de billet chercher pour rendre la monnaie !

Le CD tourne dans l’autoradio sur le chemin du retour. Y a pas à dire, c’est vraiment bon !!!


On a aimé : deux très bons artistes, musicalement parlant. Pour PacoVolume, on retiendra leur humour débile, leur aisance sur scène, et la qualité de leur musique. Pour Emilie, il faut quand même noter la dextérité magique avec laquelle elle gère tous ses sons bizarroïdes.

On a regretté : pour PacoVolume, la froideur du public qui a mis du temps à se laisser aller. Pour Emilie, le manque d’ambiance mais qui cette fois lui est directement imputable. En laissant mes oreilles traîner, j’ai entendu un des spectateurs dire qu’elle « avait gagné en maturité. Il y a deux ans, au Paléo, elle ne regardait même pas le public ». D’accord. Alors si la timidité c’est pathologique, il faut faire des efforts ! Mais on se souvient des débuts des Cranberries, et on fait confiance à Emilie : un jour, elle nous parlera !

Note sur 20 : 15

by Tiny

Posté par tinyfloxx à 08:29 - Electro - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Lord of the Dance - Hippodrome (Bristol)

Le titre "Lord of the Dance" sonne vraiment bien, il faut l'avouer.. Donc sans savoir vraiment précisément de quoi il s'agit, départ!

Le show : show de danse irlandais avec un tas de musiques celtiques, et des claquettes. Pour l'histoire, ca retrace une ancienne légende du folklore irlandais ou se marient notamment claquettes et ballets. Quelques chant s'intercalent au milieu."Le temps était suspendu et Erin était la Déesse universelle... L'histoire était déjà écrite et chacun connaissait son rôle. Mais les anciens clans, assis sur des cercles de pierres entendirent des voix et le sommeil des esprits fut troublé. Une puissance venue des ténèbres est venu défier le Lord Of The Dance".


La soirée : le show est composé d'une vingtaine de morceaux, principalement danses, mais incluant claquettes, violons et chant. Les effets visuels sont, il faut le dire, assez surprenants! Les danses sont bien sympathiques, un parfait respect de la symétrie et de la coordination entre les danseurs. S'entrecoupent des ballets féminins, gracieux, et des interventions masculines, plus énergiques, représentant le "coté obscur".. Une histoire difficile à comprendre si on ne la connait pas à priori. Mais elle n'est pas fondamentalement nécessaire pour apprécier le spectacle.DSC00402

Belles danses, beaux costumes, "ambiance" un peu féérique.. Le spectacle dure 1h30, alternant ces côtés "irréels" et des côtés plus énergiques où les claquettes résonnent dans toute la salle... Dans l'ensemble, le spectacle vaut la peine d'être vu, au moins en DVD ^^. Car, grosse grosse déception du coté des interventions musicales : les chants et morceaux au violon (+ flûte) sont (très probablement) joués en playback. Ce qui enlève un certain charme, voire tout le charme, lorsque la personne est censée faire ça en "solo". Mais ça na pas l'air de tellement déranger le public, ou alors il n'y voit que du feu. Grosse déception pour les claquettes aussi, qui sont presque à coup sûr en playback (le son venant directement des enceintes et non du parquet de la scène....... mais sait-on jamais...).

On s'attendait franchement à mieux de ce coté-là...

On a aimé : les effets de lumière, les costumes, la synchronisation particulièrement saisissante danse-effet visuels

On aurait aimé : avoir les morceaux sans playback (non mais franchement :-( )


Note : 10/20

by Floxx

Posté par tinyfloxx à 06:00 - Spectacle - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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29 novembre 2009

Rodrigo y Gabriela - Coston Hall (Bristol)

Pour ceux qui ne connaissent pas, Rodrigo y Gabriela sont deux guitaristes - virtuoses - venus droits du Mexique.. Une formation simple (pas de voix, pas de batterie, que 2 musiciens), un style qui groove. Et comme ils ne passent pas loin, cela vaut le detour.

 

L'artiste : le groupe est créé en 2001 par les deux compères, mais n'a commencé à être connu que récemment en Europe.. (D'ailleurs petit passage au Paléo cette année.) Le style peut être qualifié de Flamenco, avec des influences Jazz ou rock, et comme ils le disent eux-mêmes "A tribute to many artists" comme Led Zep ou Pink Floyd. Beaucoup de compositions, quelques reprises, Rodrigo s'occupe plutôt des solos tandis que Gabriela manage la guitare rythmique.

La soirée : une salle vraiment belle, pas énorme, pas petite non plus, mais plein à craquer. Une première partie qui franchement se défend bien. Une guitariste toute énergique nous balance des compositions guitare-voix puissantes et originales; et nous fait la causette entre les morceaux. Elle réussit tout de même à casser 2 cordes en 30 minutes..

Une longue attente ensuite, et finalement le duo arrive. Un décor simple; un écran blanc sur lequel est projeté des images live, des flightcases sont disséminés sur la scène. Habillés tout aussi décontractés, on se dit presque "A ben tiens, facile! ca pourrait être nous dans quelques années..." 

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Gabriela, toute chou, tente d'excuser de leur retard mais Rodrigo, visiblement impatient de jouer, ou peu enclin aux explications, prend la parole et y coupe court.

Une musique très entrainante dès le début, il est difficile de s'empêcher de taper le rythme du pied ou de secouer la tête. Un bon contact avec le public, un anglais franchement excellent, genre "vous êtes nos potes". Le duo invite plusieurs fois le public a participer aux morceaux (comme dans Tamacun) et s'excusent auprès des éclairagistes à propos de leur non-respect de la setlist. Alternant compositions et reprises, le style reste plus ou moins le même tout au long du concert. Mais on ne s'ennuie pas, on apprécie chaque morceau. Une technique vraiment impressionnante, sans pour autant être prise de tête! Franchement ca groove, et ils gèrent ca superbement, une batterie serait superflue! On est presque étonné de savoir qu'uniquement deux guitares acoustiques y sont impliquées! Qui plus est, on peut pleinement apprécier la musique, sans pour autant bien connaitre les morceaux, on est presque obligé d'aimer cette chaude ambiance "espagnole".

Après un vif rappel, le groupe joue encore 2 morceaux (dont un Stairway to Heaven presque méconnaissable) avant de quitter la scène sur un fond sonore.. d'AC/DC (petite surprise! mais why not!) et une foule d'applaudissements.

Trop court.. On aurait envie de groover encore un peu!

 

On a aimé : la technique vraiment remarquable, le style, l'ambiance, le contact avec le public.

On a regretté : l'absence de danseurs...qui auraient donné un bel effet, parce que cette musique est définitivement faite pour être dansée !


Note : 18/20

by Floxx

 

Posté par tinyfloxx à 18:58 - Eclectique - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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26 novembre 2009

Pony Pony Run Run - D!Club Lausanne

Le jeune groupe nantais fait beaucoup parler de lui depuis la sortie du single Hey You. Ce soir, on va voir en live ce que valent ces p’tits jeunes…

ponypony

L’artiste : Pony Pony Run Run compte quatre membres : Gaëtan, Antonin et Amaël (plus le batteur anonyme…) se sont rencontrés aux Beaux Arts. Portés par des mélodies très pop eighties au synthé, ils créent des morceaux légers et entraînants sur la mouvance pop-electro-rock-dance floor…

La soirée : peu de monde en cette froide soirée de novembre, devant les portes du D!Club. Nous entrons parmi les premiers en pouvons nous placer tout devant, bien en face du micro (hé oui, même dans les petites salles, c’est important !). Au bout d’une heure et demi d’attente, la salle s’est bien remplie. A 21h30 plus quelques minutes, nos lascars apparaissent sur scène. Et attaquent directement avec Walking on the Line. Ils ont un look délirant, total inspiration 80’s. Le chanteur, Gaëtan, porte d’énormes lunettes de soleil à monture rouge, qu’apparemment il ne quitte jamais. Le bassiste, Amaël, s’est coiffé à la dynamite ; et le pianiste, Antonin, a un petit air de Hippie Jesus… L’éclairage est soigné, avec des effets disco d’un goût très sûr : lumières rouges et vertes, lighting en forme de fleur qui couronne Gaëtan, boules disco…
Le public est réceptif, et les musiciens sont vraiment cool. Pas grosse tête, pas difficiles. Juste contents d’être là et d’échanger quelques blagounettes. Quelques problèmes techniques quand même, surtout au début. A ce qu'on apprend, Gaëtan a pété deux guitares dans la journée et a dû s’en faire prêter une d’urgence. La lanière ne tient pas et se décroche à plusieurs reprises. Il n’a pas de retour dans l’oreillette… Bref quelques difficultés à démarrer ! Mais on s’en sort, et ils peuvent nous jouer leur CD, en intégralité, sans autres soucis.
Ils s’offrent le plaisir d’un bref rappel, pour nous jouer Hey You. Bon moment : le public reprend en chœur le refrain, et eux sont ravis. Puis ils annoncent (déjà !) le dernier morceau. Je commence à m’inquiéter : ils n’ont toujours pas jouer « ma » chanson… Mais si ! La voilà ! C’est sur First Date Mullet qu’ils closent la prestation. Les gens, quand même assez passifs, se réveillent un peu. Un brin de mouvement de foule, quelques bras levés…

I feel like a homeless kid when you’re away…

Et les voilà déjà partis, au bout d’à peine une heure de concert. Un CD quoi… Un peu court quand même. Une très bonne soirée nobostant, un groupe original, sympa, prometteur… what else ?!

On a aimé : un lighting soigné pour un groupe qui en est à son premier album. Ca laisse présager du très bon pour la suite. Des artistes sympas et accessibles, qui n’ont pas pris la citrouille. Un style musique original et festif.

On a regretté : que ce soit si court… Le problème des débuts de groupes ! Et aussi, si on peut dire, que Gaëtan ne retire pas ses lunettes. Les paris sont ouverts : il est borgne ? il louche ? il a les yeux pairs ? c’est un cyclope ?! …ou peut-être a-t-il tout simplement trouvé un style qui fait parler de lui…

Note sur 20 : 17

by Tiny

Posté par tinyfloxx à 21:48 - Pop - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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19 novembre 2009

Rammstein & Combichrist - Arena

Jeudi, 17h. Nous rejoignons une foule noire massée devant les portes de l’Arena. Ce soir, la formation de metal allemand nous fait l’honneur de se produire en terre romande. Une exception : la seule date ultérieure en Romandie, c’était lors de l’édition 2005 du Paleo festival…et d’ailleurs on y était aussi ! On se réjouit donc de les revoir… Quels effets pyrotechniques, quelle mise en scène barbare nous éblouira-t-elle cette fois ?

Rammstein

L'artiste : le groupe de metal industriel, formé en 1994, est certainement le groupe allemand le plus connu. Depuis 1997, les performances scèniques du groupe lui assurent sa réputation, en particulier à cause des effets pyrotechniques dont ils usent et abusent. Après quelques incidents techniques lors des premières tournées, Rammstein calme le jeu, et confie les effets à des spécialistes (au début, le chanteur Till faisait tout lui-même). Mais leurs shows restent impressionnants, la véritable signature du groupe...

La soirée : Une heure d’attente dans le froid, ça laisse le temps d’observer les gens. Remarque facile : ce sont principalement des hommes. Au niveau de l’âge, c’est varié. Au niveau du style, c’est uniformément noir, à piques. Au niveau de la langue…surprise ! Il n’y a pratiquement que des suisses allemands ! L’explication est vite trouvée : la seule autre date en Suisse (à Bâle) était complète en une seule journée. Une bonne raison pour les fans alémaniques pour se déplacer jusqu’à Genève. On ne critiquera pas : on était bien à Zürich la veille !

Lorsque les portes s’ouvrent, c’est la cohue. Le staff a l’air plutôt stressé et craint les incidents. Pourtant, ils sont gentils tous ces petits… On trouve de bonnes places assises (c’était le but de l’attente) et on regarde le parterre se remplir peu à peu. Cette bande de pseudo-gros durs se met à jouer avec un ballon gonflable. Lorsque la baudruche atterrit sur scène, un immense « oooh » de déception émane de la foule. Et quelles acclamations pour le gars du staff qui va récupérer le ballon et le renvoie dans le public ! Ca, des méchants métalleux ? Une bande de gamins, oui !

L’Arena est noire de monde quand les lumières s’éteignent. Et c’est parti pour le premier groupe, Combichrist. Un chanteur (voix rauque), un pianiste au synthé, deux batteurs : ça donne le ton. Et leur musique est juste un truc de barbare. Le pianiste se la joue homme-serpent, ondulant bizarrement entre ses claviers, agitant ses dreadlocks. Tous portent un maquillage de Joker. Le batteur sur la droite de la scène se tient à peu près, sauf quand il monte sur son tabouret pour tabasser sa cymbale, comme un taré. L’autre batteur, lui, est clairement jeté. Il fait une première fois tomber une de ses caisses. Un petit gars du staff se précipite donc pour la remettre en place. Et là, c’est le drame. Le batteur trouve certainement ça très drôle d’avoir quelqu’un qui ramasse tout pour lui. Parce qu’à partir de là, il jette sa baguette ou fait délibérément chuter ses instruments, à une fréquence d’environ 30 secondes. Et le gars du staff de multiplier les allers-retours, et de tout remettre en place… Jusqu’au moment où, alors qu’il vient se remettre la batterie en place, le batteur balancer un coup de pied dedans. Là les nerfs lâchent, et le gars du staff lui balance sa serviette à la figure ! Après ça, il se calme un peu, jusqu’à la fin du concert, où il se lève, prend sa cymbale et va la jeter sur la deuxième batterie, avant de quitter la scène. C’est ensuite le pianiste qui jette son clavier au sol et se tire. Puis les deux autres s’en vont aussi… Okay… Je crois que j’ai perdu l’habitude des concerts de metal ! N’empêche que musicalement, c’était énorme. Du bon son bien défoulant. Freud et Lorenz approuvait l’effet de catharsis.

Après un moment d’attente, les lumières s’éteignent une nouvelle fois. Et Rammstein fait une entrée fracassante. Ils sont cachés derrière de fines parois, qu’ils entreprennent de démolir à la pioche pour arriver sur scène. Imaginez : tout est plongé dans l’obscurité, et de leur côté, d’énormes projecteurs. Donc chaque trou forme un trait de lumière supplémentaire. C’est énorme ! Le chanteur arrive ensuite…en se découpant un passage au chalumeau. Effet garanti ! Habillé en sorte de boucher satanique (les interprétations divergent), il enchaîne sur Rammstein. Et c’est parti pour le show. Dans une mise en scène millimétrée, ils privilégient leur nouvel album, mais n’oublient pas leurs classiques.
Les moments cultes ? Il y en a plusieurs. Le chanteur choppe le pianiste, le charge sur son épaule et le balance dans une immense baignoire, avant de s’élever au-dessus de lui (sur une plateforme minuscule et plutôt instable) et de déverser du feu liquide dans la baignoire. Explosions, crépitements, étincelles…et le pianiste ressort, intact, vêtu d’une nouvelle tenue toute en paillettes ! Tour de magie !
Il y a aussi, pour Benzin, la mythique immolation d’un pseudo-spectateur qui parvient à monter sur scène. Le chanteur, armé d’un lance-flammes, lui met le feu, et la torche humaine se met à courir dans tous les sens, poursuivi par les securitas… C’est ENORME !

On repense aussi, sur Du Hast, au jeu des câbles. Plusieurs fils relient la scène et la régie (comme au Paleo). Mais cette fois, le feu prend côté scène. Un fil de côté s’enflamme, l’étincelle rouge atteint la régie, provoque une explosion (cris dans les gradins), embrase les autres fils qui remontent jusqu’à la scène. La chaleur monte au visage. Wouhou !
Il y a encore les ailes d’acier (envergure 5m) qui se transforment en lance-flammes géant sur Engel, les masques lance-flammes, et tous les autres effets pyrotechniques, toutes les explosions, toutes les lumières…

Dans les gradins, les gens sont debout et bien dans l’ambiance. Mais en bas, c’est carrément du délire. Les pogos déplacent les gens de 5 mètres sur la droite, 10 mètres sur la gauche… les évacuations vont d’ailleurs bon train. Mais ces Suisses allemands sont géniaux. Ils mettent toute l’ambiance, connaissent toutes les paroles… Si le concert est aussi bon, c’est grâce à eux. Faut pas compter sur les Romands !

Au bout d’une heure vingt de concerts, après deux rappels, les Allemands finissent par quitter la scène. Ils sont en sueur, et on les comprend ! Mais quel show, quelle performance… Même si ce n’est pas la musique que je préfère, c’est clair, je retournerai les voir. Pour l’énergie, pour l’ambiance…pour une bonne petite séance de lobotomie !

On a aimé : le travail évident derrière ce show impressionnant. Les effets pyrotechniques complètement déments, à se demander comment toutes les casernes de pompier de la ville n’étaient pas au taquet. Mention spéciale pour la chanson Du Hast, qui reste une de mes préférées. Et mention aussi pour le public suisse allemand, qu’on remercie vraiment de s’être déplacé. Sans eux, c’eût été mort !

On a regretté : une setlist un peu trop axée sur le dernier album, au détriment de certains classiques, comme Mutter (quand même !), ou Mein Teil... L’attitude relativement « froide » du groupe (mauvais jeu de mots), qui à part un ou deux danke n’a pas dit grand-chose. On sait que c’est comme ça...mais bon...

Note sur 20 : 18

by Tiny

Posté par tinyfloxx à 15:42 - Metal - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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18 novembre 2009

Muse - Hallenstadion (Zürich)

Pour sa nouvelle tournée, The Resistance Tour, le groupe MUSE a vu les choses en grand. Des effets scéniques de grande envergure les ont obligé à se concentrer sur les stades et les salles immenses. Voilà pourquoi une seule date était annoncée en Suisse : à la Hallenstadion de Zürich. Bien... Hé bien si Muse ne vient pas à nous, c'est nous qui allons nous déplacer ! Voilà le pourquoi de cette escapade en sol suisse allemand.

Muse_Band

L'artiste : MUSE. Certainement le plus grand groupe de rock de la nouvelle génération. Le trio anglais formé par Matthew Bellamy, Dominic Howard et Christopher Wolstenholme sévit depuis 1994. Showbiz, Origin of Symmetry puis Absolution ont assis la réputation mondiale du groupe. Depuis, Black Holes and Revelation et le petit dernier, The Resistance, s'inscrivent dans une ligne plus grandiloquente, plus épique et plus electro. Les tournées devenant de plus en plus spectaculaires, on attendait avec impatience le concert de ce soir...

La soirée : tout commence par un long trajet en train. A la gare de Zürich (immense!), on attrape un tram (délicieusement vieillot) direction la Hallenstadion. Là, une immense foule noircit la place piétonne. On fait patiemment la queue puis rejoignons nos gradins. Hélas trois fois hélas... Mais quand on a pris les billets, au mois de juin pourtant (!), toutes les places du parterre avaient été vendues. On se retrouve donc relativement haut et relativement sur le côté, dans ce stade énormissime. Sur scène, trois immenses tours figurant des immeubles. On stresse un peu : verra-t-on quelque chose ? Et où sont les écrans géants ... ?

Muse1

Après une première partie quelconque, comme souvent, les lumières s’éteignent enfin. Et les tours s’illuminent, peu à peu, comme des immeubles : fenêtre par fenêtre. Puis le décor change, d’immenses escaliers s’impriment sur les toiles qui recouvrent les façades. Des silhouettes blanches se mettent à descendre du plafond, puis à remonter. Enfin elles s’immobilisent. Et dans une explosion, les toiles s’effondrent, découvrant chacun des trois musiciens perchés au milieu de chacune des tours. Matt est sur le côté gauche, dans un jeans rouge écarlate qu’on croirait emprunté à Dom. Dom justement est au centre, avec sa batterie. Et Chris, plus discret, se tient sur la droite. C’est parti pour Uprising. Grandiose ! Les faces des tours servent d’écrans géants sur lesquelles se superposent des images directes de Matt et de ces compères, et des animations en rapport avec les morceaux. Et finalement on voit super bien !

Ils enchaînent directement sur Resistance. C’est parfait. L’ambiance se tisse, l’univers si particulier de MUSE prend forme. Sur les dernières notes du morceau, les plates-formes s’abaissent lentement. Un effet de vague donne l’impression qu’elles s’enfoncent dans le sol. Il faut dire que la scène en elle-même est totalement vide, aucun instrument ni caisson ni fils. Rien qu’un grand espace noir brillant, qui reflète les tours comme une eau sombre... Resistance s’achève au moment précis où les musiciens touchent le sol. Matt s’avance aussitôt vers le public...et gratte les premières notes de New Born. Le public hurle de bonheur. Sur scène, les effets visuels sont impressionnants. Des rayons vers dessinent des formes dans l’air, rebondissent sur la surface noire de la scène, s’éparpillent en milliers de points sur le public.
Matt fait enfin une petite pause, le temps de nous saluer…puis joue trois notes. Et mon cœur fait un bond ! C’est Map. “Ma” Map of the problematique. NOTRE chanson, à Charlotte et moi. Le drame de cette chanson, c’est qu’elle ne donne pas si bien en live. Il y a trop de subtilités dans les sons, trop de détails qui ne ressortent pas sur scène. Du coup, elle prend un aspect plus bourrin. Mais c’est pas grave, on l’aime quand même. On frissonne jusqu’à la dernière phrase « When will this loneliness be over... ». C’est énorme. Une chanson comme ça, c’est l’aboutissement d’une vie. Ils auraient pu tout arrêter après ça, leur apport à l’humanité aurait été suffisant !!!
Muse2Les titres s’enchaînent ensuite (voir la setlist, plus bas). Après Hysteria, le staff avance le magnifique piano à queue, noir de jais, électrique, sur la plateforme de Matt, qui se ré-élève dans les airs. Lorsqu’il presse les touches, de petites lumières s’allument au niveau des cordes. Je l’adore, ce piano. Il nous fait deux chansons : United States of Eurasia où des cartes du monde s’affichent sur tous les écrans, puis Feeling good. Grand classique, on ne s’en lasse pas… Puis la plateforme redescend, et le piano retourne au fond. On ne l’entendra plus, et c’est une grande déception. Ils sont tellement beaux, ces morceaux au piano…

Eurasia

Suit le dernier single en date, Undisclosed desires. Beau morceau, où Matt a une voix très différente que d’habitude) puis Starlight. Comme à chaque fois, le public suit de son mieux le rythme du morceau 1-2-1-3, mais vient toujours le moment où on perd Dom ! Sur Plug In Baby, c’est le retour des énormes ballons gonflables, les fameux ! Le public essaie tant bien que mal de les faire éclater pour libérer les plumes rouges contenues à l’intérieur. Mais ce n’est pas chose facile... Matt disparait dans les coulisses ; et Dom et Chris nous offrent un riff inoubliable. Chris se place dos à la batterie ; la plateforme s'élève et tourne sur elle-même. Un excellent "solo" de basse, avec juste ce qu'il faut de rythme derrière. C'est géant... Le public de son côté s'acharne toujours sur les baudruches...mais il reste un ballon en suspension dans les airs lorsque commence Time Is Running Out... Cette chanson, ce n’est pas leur meilleure, mais elle reste un de leurs plus grands tubes. Et en live, c’est toujours un grand moment, un de celles qu’on attend.
Moment plus calme ensuite avec la première partie d’Exogenesis – la seule qu’ils joueront, et c’est dommage.

Muse

IIs terminent, en rappel, sur Stockholm Syndrome et la merveilleuse Knight of Cydonia, avec une introduction à l’harmonica, par Chris, de Il Etait une Fois dans l’Ouest. C’est bien ! C’est la chanson parfaite pour une fermeture, et on avait beaucoup regretté, lors de la tournée précédente, qu’ils la mettent au début. Juste retour des choses…
Et le concert s’achève, on a envie de dire « déjà ?! ». On sort de là émerveillé, la tête pleine de morceaux, et peu à peu on se dit « ah ouais, ils n’ont pas fait celle-là, c’est dommage. Ni celle-ci tiens ». Mais quand on a 6 albums à son actif et 10 ans de carrière, il faut forcément trier.
En gros, c’était exceptionnel, une fois de plus. Et on sait qu’on les reverra, encore et encore.

On a aimé : leur musique bien sûr, unique en son genre. La mise en scène toujours soigneusement préparée, l’arrivée sur scène si surprenante ! Et eux ; eux, on les aime... On sent qu'ils se donnent, qu'ils aiment être là. D'ailleurs c'est étrange. Matt parle très peu, à part quelques remerciements. Mais ça ne choque pas. On ne se sent pas délaissés, on sait qu'ils montent des shows de fou pour leur public, pour nous...

On a regretté : l’absence de certaines chansons. On l’a dit, c’est inévitable ; mais certaines ont vraiment manqué. Et particulièrement celles au piano. Franchement, déplacer un si beau piano pour jouer deux morceaux, c’est scandaleux ! Pourquoi pas Butterflies, un autre Exogenesis, ou encore Sunburn ?! Cette dernière est une de celle qui me manque le plus, avec Muscle Museum et Bliss... Allez, on se ré-écoutera les CD live, en attendant la prochaine fois…


Setlist du concert à la Hallenstadion (Zürich) – 18.11.09 – The Resistance Tour

1.    Uprising
2.    The Resistance
3.    New Born
4.    Map of the problematique
5.    Supermassive black holes
6.    MK Ultra
7.    Hysteria
8.    United States of Eurasia
9.    Feeling good
10.    Undisclosed desires
11.    Starlight
12.    Plug in Baby
13.    Time is running out
14.    Unnatural selection
15.    Exogenesis part I
16.    Stockholm Syndrom
17.    Knight of Cydonia


Note sur 20 : 19

by Tiny

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27 octobre 2009

Johnny Clegg - salle des fêtes de Thônex

C'est un concert exceptionnel qui nous attend ce soir, à la salle des fêtes de Thônex (Genève). Johnny Clegg, le zoulou blanc, débarque avec toute sa troupe pour réchauffer cette froide soirée d'octobre genevois...

johnny_clegg

L'artiste : Johnny Clegg (1953) est un auteur-compositeur-interprète blanc sud-africain. Aussi appelé le Zoulou blanc, il est l'idole des blancs comme des noirs en Afrique du Sud. Ces chansons évoquent l'Apartheid, la guerre, la vie en Afrique, la paix... Ces plus grands succès sont Asimbonanga (hymne à Nelson Mandela) et Dela, repris dans le film "Georges de la Jungle". Clegg a aujourd'hui 56 ans...et il pète toujours le feu !

La soirée : un public varié trépigne devant l'entrée. Quelques jeunes, mais principalement des gens de la génération du dessus (40-50 ans). Des familles avec de jeunes enfants aussi. Moi même, je suis là avec ma mère ! A l'intérieur, on s'aperçoit que la salle est loin d'être pleine. Des petits groupes patientent, assis sur les marches ou sur le sol. Bon... Enfin, les lumières s'éteignent ; les gens se lèvent et se rapproche de la scène. Et la troupe débarque. La première chose qu'on pense, c'est : Ah ouais, il est vieux quand même ! Et c'est vrai que le Johnny qu
i s'approche du micro n'est plus tout jeune ! En témoignent quelques rides et un cuir chevelu un peu moins fourni qu'autrefois.
Le concert démarre sur une série de nouvelles chansons. Qu'on s'entende : des albums de 2000 et plus. Sauf que moi je les connais pas ceux-là ! Je suis restée bloquée sur les "classiques" de 1985-1998. Malgré tout, l'ambiance prend instantanément. Il y a comme une chaleur qui émane de la scène. L'éclairage coloré aide, bien sûr, mais il y a aussi l'attitude des musiciens. Ils échangent des regards, improvisent des pas de danse... Johnny lui même a gardé bien des restes de son passé de danseur zoulou. Il faut le voir, le papy, bouger sur scène ! C'est simplement impressionnant...

clegg2Si le batteur et le bassiste restent plus à l'arrière-plan, on relève les performances du trompettiste-saxophoniste-autre cuivr-iste et pianiste, qui nous offre de beaux solos de saxo. Mais surtout, il y a Mandisa Dlanga, la soliste. C'est l'image même de la mama africaine. Des hanches généreuses, des rondeurs qui débordent de tous les côtés, les cheveux nattés et des créoles dorées aux oreilles. Une voix chaude. Une façon de bouger tellement typique. C'est souvent elle qui initie les pas de danse que les autres vont suivre.

Le concert avance... Je commence à me dire que je ne connais aucune chanson, et que c'est quand même dommage qu'il ne joue pas plus d'anciens tubes... Mais tout à coup, la tendance s'inverse. Et la dernière demi-heure voit s'enchaîner tous les morceaux que j'aime ! Scatterlings of Africa, Great Heart, I Call you Name, etc. Le public est comme moi : heureux. La foule est assez espacée, et au final c'est une bonne chose. Parce que les gens se mettent du coup à danser. Je vois des quinquagénaires, aux anges, se déhancher au son du djembé. Des drapeaux d'Afrique du Sud se mettent à flotter dans la salle. Les enfants dansent avec leurs parents. C'est une ambiance extraordinaire, tellement bon enfant, tellement pleine de joie.

clegg1Le rappel est l'apothéose du concert. Après un bref passage en coulisses, ils reviennent...pour Asimbonanga. Autant dire qu'on attendait que ça ! Le public reprend en coeur le refrain, comme un hymne à la paix. Les lumières s'éteignent sur Mandisa, le poing levé. Et puis, alors qu'on n'osait espérer plus, les premières notes de Dela résonnent. Johnny et Mandisa effectuent un pas de danse, le public répète "I burn for you... Dela...". Et puis voilà. Fin... Les musiciens s'alignent pour saluer, et en profitent pour effectuer leur célèbre coup de pied à lune. 56 ans, vous êtes sûrs ?!


On a aimé : la gentillesse de Johnny, qui nous a expliqué (en français !) le sens et l'histoire de plusieurs des chansons (How do you say "the big she-elephant" ?! Oh yeah, that's Queen Victoria !) ; le plaisir visible et communicatif des musiciens qui après 22 ans de scène s'amusent encore ; la part belle laissée (malgré tout) aux vieux titres de son répertoire.


On a regretté : une sono un peu moyenne qui avait tendance à saturer dans les aigus. Et... c'est tout !

Note sur 20 : 18

by Tiny

Posté par tinyfloxx à 11:37 - Eclectique - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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